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Clément
MAROT, une adolescence clémentine |
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Fils de Jean Marot,
réthoriqueur célèbre, Clément Marot passe son enfance en Quercy,
terre de langue d'Oc puis, en 1506, il s'en va "en France". Ses études sont
sommaires : il ne savait pas le grec et son latin était hésitant. Malgré les efforts
qu'il fera plus tard pour combler ces lacunes, on ne pourra jamais le comparer aux
artistes et érudits de sa génération.Ayant, grâce à son père, approché très tôt les fastes de la cour, il ne songe guère qu'à s'assurer l'existence facile d'un amuseur de cour. Il devient d'abord page au service de Nicolas de Neufville (secrétaire des finances). Lorsque François 1er monte sur le trône (1515) il lui compose un hommage (Temple de Cupido), uvre sans originalité. En 1527, il prend une charge de "valet de chambre" de François 1er et connaît un certain succès comme amuseur de cour. Lors de l'affaire des Placards (1534), il est inscrit sur la liste des suspects et a juste le temps de se réfugier à Nérac, en Navarre, d'où Marguerite, remariée en 1527 avec Henri d'Albret (grand père d'Henri IV), le fait passer à Ferrare où il devient secrétaire de la princesse Renée de France. Ferrare est alors le refuge de nombreux huguenots, et l'on pense que Marot a l'occasion d'y rencontrer Calvin. Il meurt à Turin le 10 septembre 1544. Maniant avec aisance le décasyllabe, il contribua à épurer
la langue de son temps, s'exprimant avec un pittoresque (inventions verbales) et une
clarté que vantèrent Boileau et La Fontaine. On lui doit le recueil l'Adolescence de
Clémentine (1532), les Épîtres (Épître à Lyon Jamet, 1526, Épître
au roi, pour le délivrer de prison (1527), L'Enfer (une satire allégorique
des murs judiciaires), les Élégies et la traduction des Psaumes (1536). Textes de Clément Marot :
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