|
|
||
|
Léon CLADEL, précurseur du roman régionaliste |
||
Buste de Léon Cladel, Musée Ingres, Montauban. Emille-Antoine Bourdelle, 1894. ![]() Caricature de Léon Cladel
D’après :
Anthologie des Poètes du Quercy, par Gilles Lades, |
Fils
d’un bourrelier, Léon-Alpinien Clavel est né à Lafrançaise le 13
mars 1835. Ayant obtenu un diplôme de docteur en Droit, il devient clerc
d’avoué à Montauban, puis à Paris.Il entre en relation avec les milieux parnassiens et publie en 1862 son premier roman : Les martyrs ridicules. La préface de Baudelaire est élogieuse : il souligne « son art minutieux et brutal, turbulent et enfiévré ». Nombre de ses écrits sont jugés subversifs. Une nouvelle qui défend l’amnistie pour les condamnés de la Commune lui vaudra la peine de prison. A partir de 1867, ses romans dépeignent les lieux et les paysans du Quercy : de hautes, âpres, rudes figures. Ainsi : Le Bouscassié (1869), L’homme de la Croix-aux-Bœufs (1878), Ompdrailles (1879). Romantique et républicain, oscillant entre régionalisme et socialisme, animé d’un virulent irrespect à l’égard des puissances en place, Léon Cladel se place sous la figure tutélaire de Victor Hugo. Barbey d’Aurevilly s’est plu à souligner sa capacité de transfiguration épique et l’a qualifié de « rural écarlate ». Il convient également de souligner que sa compassion pour le genre humain l’inclinait «également du côté du christianisme. En 1936, Antonin Perbosc a rassemblé en volume ses poèmes publiés dans diverses revues. L’inspiration de Cladel poète est diverse : tantôt agreste, tantôt toute à la clarté et à l’ardeur des sentiments, elle se fait, avec Les Carriers, véritablement apocalyptique. Il décède le 20 juillet 1892 à Sèvres (Hauts-de-Seine).
Archives de la Bibliothèque
électronique de Lisieux : Textes de Léon Cladel
:
Trois fois maudite (1875) ; La
générale à la jambe de bois (1871) ; Chez
ceux qui furent... (1877) ; Une
Exécution capitale, récit d'un paysan
(1875) ; La
Saint-Hilaire (1876).
|
|