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Louis-Jean MALVY, député radical-socialiste, ministre |
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Député radical-socialiste
(1906-1919), parrainé par Joseph Caillaux, Louis Malvy est nommé ministre de l'Intérieur en
juin 1914 (ministère René Viviani),
poste qu'il conserve dans les ministères
Briand et Ribot
.En août 1917, alors que la propagande défaitiste est à son paroxysme, Louis Malvy est attaqué par la droite (Léon Daudet, directeur du journal royaliste L'Action française) qui lui reproche son manque de fermeté dans la répression des grèves, et son « défaitisme ». Il est même accusé d'avoir renseigné l'ennemi lors de l'attaque du chemin des Dames (1). Il démissionne le 31 août 1917 et entraîne dans sa chute le ministère Ribot. Traduit à sa demande, devant la Haute Cour de justice, il est accusé de forfaiture et condamné à cinq ans de bannissement (août 1918). Il revient en France
après
avoir expurgé sa peine, reçoit l'accueil de la population lotoise
et est élu député du Lot (1924
à 1942). Nommé ministre de l'Intérieur dans le cabinet Aristide Briand (1926), il est forcé de
démissionner après un mois par les violentes attaques de la droite.
(1) Louis-Jean Malvy, ayant
connu l'emprisonnement et l'exil à la suite de l'épuration Clémenceau, a
expliqué l'affaire simplement : "Il fallait un responsable à certains échecs
militaires, il fallait trouver des causes d'ordre politique aux mouvements qui
se produisirent dans l'armée en juin 1917." Biographies de Louis Malvy (en anglais) : Autres sites : |
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