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RÉPERTOIRE GÉOGRAPHIQUE DES ÉTUDIANTS DU MIDI DE LA FRANCE (1561-1793)

 » II ne fait guère de doute que les historiens de toutes sortes puiseront à foison dans cet instrument polyvalent qui offre si généreusement un matériau ordonné  »
(Dominique Julia).

Fruit d ‘un dépouillement systématique de toutes les archives universitaires disponibles, ce Répertoire des étudiants du Midi de la France constituera pour bien des chercheurs modernistes un outil inégalé en France, et sans doute inégalable. P. Ferté rassemblera ici plus de 40000 étudiants méridionaux (catholiques ou protestants) des 4 facultés (droits, théologie, arts et médecine), saisis sur la plupart des campus fréquentés (Cahors, Toulouse, Avignon, Montpellier, Perpignan, Aix, Orange, Genève, et Paris pour le 18e s.) et de 1561 à la Révolution. C ‘est cette envergure pluri-universitaire qui donne tout son prix à ce corpus  » insolite  » (D. Julia) puisqu ‘elle seule permet d ‘aboutir à un recensement quasi-exhaustif pour chaque diocèse et chaque lieu et de calculer des taux de scolarisation supérieure. Les cursus de chacun sont reconstitués et offrent un matériau unique pour une analyse fine des stratégies éducatives et de la fonction du diplôme dans la société
d ‘Ancien Régime.
Une prosopographie est également amorcée : systématisée et enrichie par
l ‘interactivité, elle débouche sur une histoire sociale des populations étudiantes, objectif majeur des plus captivants.
Enfin, comme l ‘université était un carrefour où se côtoyaient les  » héritiers  » et la petite et moyenne bourgeoisie  » montante « , ce sont toutes les élites de la société d ‘Ancien Régime, actuelles ou en devenir, qui sont ainsi capturées aux filets de l ‘Alma mater et dont on peut scruter, sur 2 siècles et demi, les ressorts d ‘ascension et de reproduction.

Le présent tome 2 d ‘une série de 6 embrasse l ‘ancien diocèse de Cahors, soit Factuel département du Lot, une partie du Tarn-et-Garonne et quelques communes du Lot-et-Garonne et de la Dordogne.

Le tome 1 concernait l ‘autre partie du Tarn-et-Garonne (diocèse de Montauban) et le département du Tarn (diocèses d ‘Albi, Castres et Lavaur).
Les tomes suivants se spécialiseront successivement sur les diocèses pyrénéens
et audois (t.3), sur le Rouergue (t.4), l ‘Agenais, le diocèse de Toulouse, le département actuel du Gers, etc…

Patrick Ferté est maître de conférences d ‘histoire moderne à l ‘ Université de Toulouse-Le Mirait. Spécialiste de l ‘histoire des anciennes universités méridionales, il est l ‘auteur de plusieurs ouvrages sur ce thème et de maints articles scientifiques publiés en France et à l ‘étranger (Irlande, Espagne, Mexique, Canada…).

LE TARN ET GARONNE DE LA PREHISTOIRE A NOS JOURS

Le Tarn-et-Garonne occupe une place originale parmi les départements français.
Lors du découpage du royaume par l’assemblée Constituante en 1790, Montauban, pourtant à la tête d’une vaste généralité, un peu l’équivalent d’une région actuelle, se vit ramenée au rang de simple chef-lieu de district, puis de sous-préfecture du Lot.

Il fallut attendre le passage de Napoléon Ier, dix-huit années plus tard, pour que l’injustice soit réparée. L’empereur, répondant aux sollicitations du maire Vialètes de Mortarieu, créait autour de Montauban un nouveau département, aux dépens de ses voisins.

Prétendre écrire une histoire de ce Tarn-et-Garonne fait de morceaux épars de Quercy, de Gascogne, de Languedoc et de Rouergue, pourrait à priori apparaître comme une gageure. On s’aperçoit pourtant que les pays qui le composent,
ont connu bien souvent au cours des siècles
une destinée commune.

le des matières :

Préface :
Jean-Michel BAYLET – Ancien ministre – Sénateur du Tarn-et-Garonne
Président du Conseil général

Terroirs et territoire:
Alain CAUJOLLE – Professeur agrégé de géographie au lycée Bourdelle de Montauban.

Des origines à la fin du premier âge du Fer :
Bernard PAJOT – Chargé de recherche au CNRS. Docteur en préhistoire.

Les temps antiques :
Michel VIDAL – Conservateur en chef du Patrimoine.
Chargé de mission, archéologie, DRAC Midi-Pyrénées.
Jean-Charles ARRAMOND – Ingénieur à l’INRAP.
Didier RIGAL – Assistant d’étude à l’INRAP.

Le Moyen Age :
Florent Hautefeuille – Maître de conférence à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour..
Georges PASSERAT – Chargé de cours à l’Institut catholique de Toulouse.
Président de la Société archéologique et historique de Tarn-et-Garonne.
Jean-Claude FAU

L’Ancien Régime et les révolutions :
Jean-Pierre AMALRIC – Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Toulouse-le-Mirail. Président de la Fédération historique de Midi-Pyrénées.

Le Tarn-et-Garonne de 1848 à nos jours :
Philippe FORO – Professeur agrégé d’histoire, Université de Toulouse-le-Mirail.

Des troubadours aux félibres : Georges PASSERAT

VISITER MONTAUBAN

Montauban occupe une place originale dans l’histoire urbaine de la France. Née de la volonté du comte de Toulouse en 1144, la cité peut être considérée comme la première des villes neuves du Midi médiéval. Son plan géométrique, avec au centre du damier une case réservée à la place du marché, aujourd’hui place Nationale, servira aux siècles suivants de modèle pour les fondateurs de bastides.
« Ville rose », comme Toulouse ou Albi, elle conserve de l’époque gothique quelques-unes des plus belles réussites de l’architecture de brique, le Pont-Vieux sur le Tarn, le clocher de Saint-Jacques ou la salle du Prince Noir.
Après la soumission de Montauban, l’ancienne place de sûreté protestante, en 1629, la Contre-Réforme catholique s’accompagne d’une fièvre de construction sans précédent. Les nouveaux bâtiments religieux – couvents, collège des Jésuites, palais épiscopal, cathédrale – transforment le paysage monumental, un paysage profondément marqué par le classicisme. Au rôle de l’Église s’ajoute celui des intendants d’Ancien Régime, dans le domaine de l’urbanisme surtout.
Et le chef-lieu du Tarn-et-Garonne, département créé par Napoléon en 1808, peut s’enorgueillir d’avoir donné le jour à deux géants de l’art, le peintre Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle.

Hilh de pute, macarel

Hilh de Pute, macarel

Dictionnaire des jurons, insultes, jurons, blasphèmes, imprécations, invectives, gros mots, vitupérations et malédictions diverses que l ‘on a entendues et que l ‘on peut entendre encore dans le Midi de la France

Auteur : C. DANEY

Une langue est faite d ‘expressions diverses et la créativité du langage dans le domaine des injures et des gros mots ne s ‘arrête jamais !

Ce dictionnaire de la langue rabelaisienne occitane est très mal conçu et ne respecte pas du tout les conventions élémentaires d ‘une graphie cohérente de la langue d’Oc.

L’auteur utilise tantôt la graphie patoise phonétique (celle de Catinou et Jacouti) et tantôt la graphie savante de l’Institut d ‘Études occitanes, (exemple « Biétaze » et Vietdase », « Puta » et « Puto », enregistrés deux fois !), sans omettre qu’il insère de nombreux mots en catalan ou en castillan.

Ce manque de rigueur scientifique nuit à l’ouvrage qui a cependant pour seule raison d’être de faire rire ! On peut toutefois lui reprocher beaucoup d’approximations dans son information historique en ce qui concerne par exemple les allusions aux cathares ou à l’inquisition, avec une tendance à l’anticléricalisme bête et méchant (comme en parlant de saint Bernard, de saint Dominique ou du cardinal camerlingue).

Mais la raison pour laquelle nous rendons compte de cet ouvrage se trouve ailleurs. L’un des pionniers de la collecte des turpitudes cachées dans la langue occitane fut Antonin Perbosc, qui se fit remarquer, en 1907, par sa participation, sous un pseudonyme, à la collecte entreprise par des érudits suédois et allemands du folklore érotique de l ‘Aquitaine.

Or, le présent dictionnaire tient compte de l’apport du célèbre félibre dans ce domaine obscur du non-dit et de l’obscène. On trouve une mention de Perbosc aux articles : « crubelets », « cyprien », « friscolet », « panturle », « soutane », « tremper une soupette » et « vietdaze » !

Montauban se retrouve curieusement au tableau du déshonneur, sous la rubrique «Être de Montauban», qui signifie « être homosexuel ». Cette réputation sulfureuse du chef-lieu de département n’a rien d’occitan et appartient au contraire au milieu des artistes, des cinéastes et du monde du spectacle, donc du monde le plus parisien qui soit !

Editions Loubatières, 2003. Dessins de Pertuzé.

BSAHTG, 2003

QUERCY

Le Quercy présente la particularité d’être constitué d’une unité géologique certaine agrémentée par des causses (plateaux) : causses de Martel, Gramat, Cajarc, Limogne, Caylus…

Le travail de l’eau a également produit dans cette région ces merveilles naturelles que sont les grottes : Padirac, Martel, Rocamadour, Gourdon…

Dans cette forteresse naturelle, les hommes ont fait une forteresse militaire ; ainsi, la vallée du Lot est truffée de villes-forteresses qui défendaient le passage : Cahors, Saint-Cirq-Lapopie, Luzech, Puy-Lévêque…

Productions typiques (tabac, noix, truffe, safran, vins…), art de vivre “à la campagne”, riche patrimoine des villes et villages… composent ce territoire à travers les photographies de Régine Rosenthal.

Notes sur l ‘auteur / les auteurs :
Charles Daney (textes) et Régine Rosenthal (photographies). Ensemble, ils ont publié plusieurs beaux livres à La Renaissance du Livre consacrés au Sud-Ouest : Arcachon (2000), Estuaire de la Gironde (2002), etc…

CONNAÎTRE LE TARN-ET-GARONNE

Présentation:
Le département du Tarn-et-Garonne doit son nom à deux superbes et imprévisibles cours d’eau qui l’arrosent : la Garonne, qui le traverse du sud-est au nord-ouest, et le Tarn, qui y parcourt 75 kilomètres avant de se jeter dans la Garonne à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Auparavant, le Tarn aura reçu la belle rivière de l’Aveyron.
Contrairement à beaucoup de départements qui épousent avec rigueur les limites des anciennes provinces qu’ils ont remplacées, le département est formé de divers territoi-res ayant appartenu à plusieurs provinces : le Languedoc, la Guyenne, la Gascogne, le Quercy et le Rouergue. Il se trouve donc à la croisée de plusieurs régions naturelles et offre une remarquable variété de paysages.
La savante curiosité de Régis Granier vous invite à parcourir une multitude de sites qui ont su garder leur histoire, leurs légendes et leur poésie. De la vallée du Tarn au canal latéral, de la calme plaine garonnaise aux sauvages gorges de l’Aveyron, de Montauban à Caylus, de Gramont à Saint-Antonin, il saura vous faire découvrir et aimer le Tarn-et-Garonne.

résentation de l ‘auteur:
Régis GRANIER, a publié de nombreux livres, dont « Le Gers autrefois  » et « Le Tarn-et-Garonne autrefois « , tous deux aux Editions Horvath.

LES MÉTIERS DISPARUS

Présentation:
Nombreux sont les métiers qui ont fait vivre des générations entières d’artisans et de paysans, et à qui le XXe siècle, de la Première Guerre mondiale à l’explosion des Trente Glorieuses, a été funeste : tourneur de barreaux de chaises, cloutiers, tonnelier, petit ro-binetaïre, bourrelier, charron, montreur d’ours, crieur public, tétaïre (celui qui vient met-tre en route l’allaitement ou absorbe le trop-plein de lait de la nourrice), petit trottin (jeune femme chargée des courses)… Ces métiers, du plus modeste au plus élaboré, furent les témoins d’une culture po-pulaire immense, acquise patiemment au contact des aînés, aujourd’hui tombée en désué-tude, sinon oubliée. Cet ouvrage, qui recense les métiers oubliés ou « en voie de disparition », fait re-vivre, à travers des illustrations d’époque et une documentation sans précédent, ces sans-grade, nos grands-parents, qui eurent à cœur d’apprendre leur métier et d’y rechercher une certaine forme de perfection.

Présentation de l ‘auteur:
Régis GRANIER, a publié de nombreux livres, dont « Le Gers autrefois  » et « Le Tarn-et-Garonne autrefois « , tous deux aux Editions Horvath.

LA VIE D ‘AUTREFOIS EN TARN-ET-GARONNE

Présentation:
Qui se souvient qu ‘en 1790, lorsque l ‘Assemblée Constituante mit en place les départements français, le Tarn-et-Garonne n ‘existait pas. Montauban, malgré les titres de son passé, n ‘était qu ‘une simple sous-préfecture lotoise.
C ‘est Napoléon, en voyage dans le Sud-Ouest, qui rattrapa cette injustice: posant sa main à plat sur une carte, il dessina à gros traits le département du Tarn-et-Garonne: un peu de Rouergue et de Quercy, quelques coteaux de Lomagne autour des plaines alluviales. Telle est l ‘histoire de la naissance de cette étonnante mosaïque où des gens vivent, travaillent, et sont parfois heureux, comme nous le montre cet ouvrage.
L ‘auteur, Régis Granier, y a juxtaposé, pour le plus grand plaisir du lecteur, des images du début du siècle et des anecdotes de la vie quotidienne. Ainsi renaissent les silhouettes d ‘antan des hommes, femmes ou enfants, nés ici ou venus d ‘ailleurs, qui animèrent les rues et les places, les champs et les villages du département.
Avec La vie d ‘autrefois en Tarn-et-Garonne, Régis Granier nous offre un livre tonique, passionnant, savoureux, riche d ‘évocations du passé. Un livre à lire aussi bien qu ‘à feuilleter, un document!

Présentation de l ‘auteur:
Régis GRANIER, a publié de nombreux livres, dont « Le Gers autrefois  » et « Le Tarn-et-Garonne autrefois « , tous deux aux Editions Horvath.

Sommaire:
– Trois pas dans le passé
– Quelques paysages
– Fleuves et rivières
– Les gens d ‘ici
– Le progrès en marche
– Les hommes et leurs travaux
– Quelques faits divers
– La guerre marque la fin de la Belle Epoque

HISTOIRE DE CAYLUS

En rangeant les archives de Caylus, Devals aîné, érudit d ‘histoire locale, a pu réunir tous les documents nécessaires à une histoire de Caylus du XIIe au XVIIIe siècle.
Il fait état de la première mention de la ville lors de sa donation à Raymond V, comte de Toulouse. On assiste à l ‘invasion de Simon de Montfort en 1211, lors de l ‘hérésie albigeoise, et à l ‘incendie du faubourg. La querelle religieuse allait être funeste à la ville puisque le 22 août 1562, Duras, à la tête d ‘une armée de calvinistes, assiégea la ville, puis brûla tous les privilèges et les titres. L ‘église fut incendiée. Le château eut beaucoup à souffrir des guerres; il fut réparé en 1558, puis en 1618. Les portes et les murailles furent relevées en 1703 : les affrontements entre le roi et les Camisards avaient eu raison d ‘elles.
Le XVIIIe siècle fut celui des grands changements dans Caylus, avec la destruction de l ‘hôtel de ville, l ‘achat de la maison du sieur Célarie pour le remplacer, l ‘inauguration de l ‘éclairage en 1761.
Tous ces événements eurent lieu dans la crainte de la peste. A partir de 1484, Caylus fut presque sans cesse surveillée par un garde chargé d ’empêcher les pestiférés d ‘entrer dans la ville. La terrible maladie fit pourtant de grands ravages. En 1518, en désespoir de cause, les consuls firent célébrer sept messes et sept offices de la Passion et des Cinq-Palais pour que cesse le fléau.
Cet ouvrage de référence passionnera tous les habitants de Caylus amoureux du passé.

SOUILLAC et ses environs

Certains lieux apparaissent, plus que d ‘autres, marqués par l ’empreinte de l ‘histoire : la ville de Souillac en fait partie et il n ‘est, pour s ‘en convaincre, que de s ‘attarder devant l ‘imposante abbatiale Sainte-Marie, comme le fit jadis l ‘historien d ‘art français, Émile Mâle, avant de l ‘évoquer, avec le talent qu ‘on lui connaît, dans des pages de la Revue des Deux Mondes devenues mémorables. Cet édifice, qui suscite aujourd ‘hui encore l ‘admiration des touristes et dont deux absidioles détruites par les huguenots furent rebâties en 1841, soutient (pour le moins) la comparaison avec les cathédrales de Cahors, de Périgueux ou d ‘Angoulême. Mais s ‘il fascine à ce point, ce n ‘est pas seulement pour des raisons esthétiques, c ‘est parce qu ‘il représente, d ‘une manière éclatante, le passé de la cité. Tous les événements importants ont gravité en effet autour du monastère (Xe siècle) et de son abbatiale qui sera achevée en 1150, en pleine période de splendeur pour la cité et pour la communauté religieuse. Souillac s ‘épanouit sous cette autorité ecclésiastique et, dépendant, pour le pouvoir temporel, de la vicomté de Brassac, elle devient ville royale en 1253.
Au XIIIe siècle, c ‘est une belle cité féodale, entourée de remparts qui sont flanqués de tourelles, avec cinq portes et un pont-levis qui s ‘abaisse, chaque matin, pour laisser passer les cultivateurs et les mariniers : un centre urbain animé, où marchands, artisans et hommes de loi s ‘affairent, à l ‘ombre de la citadelle protectrice (église fortifiée, grosse tour qui permet de surveiller les environs et monastère qui dispense un enseignement gratuit). Le pouvoir local, vers lequel se sont acheminés paisiblement les Souillagais, se partage entre la commune et le monastère, sous l ‘autorité du seigneur, doyen puis abbé. L ‘agriculture est prospère et les petits métiers nombreux, mais tout change lors de la guerre de Cent Ans – les registres des villes de Martel, Gourdon et Cajarc sont éloquents à ce sujet – et l ‘on doit alors songer avant tout à la sécurité de la ville, aux assauts des ennemis qu ‘il faut repousser, aux portes et aux remparts que l ‘on doit réparer, aux moyens de racheter la cité quand elle est aux mains des Anglais. Le traité de Brétigny (1360), catastrophique pour le Sud-Ouest de la France, provoque de nouveaux combats (1367-1373) et il faudra beaucoup de temps pour revenir à une vie paisible. A la fin du XVe siècle, le monastère est érigé comme abbaye et Souillac, redevenue prospère, est un véritable centre d ‘approvisionnement.
Les guerres de religion remettent toute cette belle harmonie en cause et Souillac, « point stratégique », est au cœur des batailles, de 1562 à 1613. En 1653, la ville, tombée aux mains des frondeurs, sera délivrée par les troupes royales. Il faudra à Mgr de la Mothe-Houdancourt plus d ‘un demi-siècle pour restaurer l ‘abbaye, mais la foi et le dynamisme économique seront les plus forts jusqu ‘en 1789 et même pendant la Révolution « la masse des habitants reste catholique ». Dans cette vaste fresque historique, apparaissent aussi les viaducs et la Forge, Bourzolles et Saint-Étienne-Lacombe, Cazoulès et Lanzac, Pinsac, les châteaux de la Treyne et de Belcastel et les grottes de Lacave, « l ‘une des deux plus grandes curiosités souterraines d ‘Europe ».

EN QUERCY : de Souillac à Saint-Céré

Le présent ouvrage nous permet de redécouvrir le passé des communes entre Souillac et Saint-Céré, riches en sites pittoresques, en événements et en personnages.
La découverte d ‘importantes pièces archéologiques dans les grottes de Lacave, telles des pointes de flèche, des burins de silex et des poignards, est le témoignage des premières manifestations de l ‘écriture. L ‘auteur nous signale aussi les vestiges des civilisations anciennes, comme ceux de la ville celtique de Puy d ‘Issolud il nous fait également redécouvrir les merveilles de l ‘architecture comme le cloître de Martel, chef-d ‘oeuvre de la Renaissance, ou encore Rocamadour, qui figure parmi les plus belles villes médiévales avec le château des évêques qui couronne le village.
L ‘auteur nous relate les événements douloureux qui éprouvèrent le pays, comme Martel qui fut pillée et détruite pendant les guerres de la Réforme. Enfin, nous découvrons tout au long du récit les personnages qui prirent part aux événements tel Philippe le Hardi qui assura l ‘indépendance de la bastide de Tauriac vis à vis des très puissants seigneurs, les vicomtes de Turennes. Cet ouvrage ne pourra que passionner tous les amateurs d ‘histoire locale.

HISTOIRE DE PUY-L ‘ÉVÊQUE

Point stratégique pour la navigation sur le Lot, Puy-l ‘Evêque doit son importance à son siège épiscopal créé au XIIIe siècle. L ‘histoire de cette région, toute hérissée de châteaux et d ‘abbayes, offre une lecture passionnante, celle-là même proposée par Charles Deloncle dans son ouvrage publié en 1867 que nous rééditons ici.
Au XIIIe siècle, la ville de Puy passa donc sous la domination de l ‘évêque de Cahors et un siècle plus tard, elle prit le nom de Puy-l ‘Evêque. Ce fut Barthélémy de Ruffi qui fit des travaux aux portes de Luzerche, Bélaye, Puy, afin d ‘améliorer la navigation sur le lot. En 1271, il accorda une charte de franchise et de privilèges aux habitants.
En 1348, le sire de Pestillac et l ‘armée anglaise ravagèrent la ville et ses environs. Puy resta un siècle sous leur domination, et son enceinte fut agrandie afin de contenir une nombreuse garnison. Les Anglais construisirent une église en 1495. Elle fut incendiée pendant les guerres de religion. En 1580, 140 coups de canons furent tirés par l ‘armée de François de Caumont-la-Force, calviniste, contre ses murs.
Des origines au XIXe siècle, l ‘histoire de Puy-l ‘Evêque passionnera incontestablement tous les amateurs d ‘histoire locale.

LES HOMMES CELEBRES DU LOT

« Avant la découverte de Christophe Colomb, écrit l ‘auteur au début de son ouvrage, le sauvage Péruvien vivait pauvre sur des mines d ‘or et foulait aux pieds, sans le savoir, les richesses de deux mondes. Nous serait-il permis d ‘adresser à nos Compatriotes le même reproche d ‘ignorance, non sur des trésors matériels que leur sol ne produit pas, mais eu égard aux richesses morales qu ‘il a vu naître ? »
Et tout le livre fourmillant d ‘informations de ce docteur en médecine passionné par l ‘histoire du Lot nous montre que ce département a engendré de tout temps des hommes de courage et de talent ; aussi nous retrace-t-il la biographie de plus de 500 personnages qui ont marqué, par leurs actions et par leurs oeuvres, leur époque et leur région d ‘origine.
Chaque notice qu ‘il leur consacre est précise et détaillée et tous les articles sont classés par ordre alphabétique. Nous y trouvons des artistes, des artisans, des hommes politiques, des soldats, des marins, des ecclésiastiques, des savants, des juristes…
Guillaume Calmon, par exemple, avocat notoire, Pierre Séguiers, né à Figeac en 1510, orateur et écrivain, Galiot de Genouillac, qui devint chambellan et grand écuyer de France, ou l ‘inventeur Lagarouste, né à Saint-Céré, ou encore Anne Besse, dite Anneton de Poupon, née à Cahors en 1722, d ‘abord connue pour ses charmes, puis pour ses vertus religieuses. Et combien d ‘autres, tout aussi prestigieux et utiles à la collectivité dont ils faisaient partie.
Un ouvrage de référence pour quiconque veut connaître réellement l ‘histoire du département du Lot.

HISTOIRE DE GRAMAT

Antique village formé avant l ‘occupation romaine, Gramat fut une puissante baronnie pendant le Moyen Age. Son passé, tumultueux comme celui du Quercy, nous est dévoilé à travers cet ouvrage de Jean Balagayrie. L ‘auteur fait revivre les quatre grandes familles de seigneurs qui possédèrent la terre de Gramat sous l ‘Ancien Régime : les Castelnau, les d ‘Aigrefeuille, les d ‘Auriolle et les Foulhiac, et rappelle l ‘existence de Hugues Ier de Castelnau, vers 950. Il explique quelle fut l ‘organisation du bourg et son évolution à travers les âges : il évoque l ‘érection de Gramat en commune, en 1224, l ‘administration des consuls qui s ‘ensuivit et la construction du premier hôtel de ville, en 1365.
Il relate l ‘épisode douloureux de la guerre de Cent Ans, qui eut pour première conséquence l ‘appauvrissement du domaine. Nous retrouvons les lieux empreints de souvenirs, telles l ‘église Saint-Pierre, et les rues du Moyen Age, dont l ‘auteur nous livre les noms. Enfin, nous redécouvrons les faits marquants de la Révolution : par exemple, les émeutes provoquées par les mesures anti-religieuses.
Jean Balagayrie a tiré de l ‘oubli les événements et les personnages qui firent le passé de Gramat. Le présent ouvrage ne peut que passionner tous les amateurs d ‘histoire locale.

ANICET POETICOPSYCHOSOPHE POUR DE VRAI

Anicet est un petit personnage qui s ‘est posé sur un coin de ma table à dessin un jour par hasard à St Cirq Lapopie.
C ‘est une petite bouille ronde qui estime qu ‘il n ‘est pas sans conséquence de laisser venir les théoriciens des névroses picorer dans nos assiettes nos petits restes de libertés.
(De temps à autres sa route croise celle de « Bigousse  » Citoyen du monde ; Une figure de genre humanimal, fétiche de l ‘association Art et Citoyenneté dont le but est de faire connaître,
entretenir et vivre le Route Mondiale sans frontière.)
Si chacun a son petit paradis quelque par, celui d ‘Anicet est à St Cirq Lapopie.

L ‘album de 60 pages contient 30 réflexions avec des mots pour sourire et 30 reproductions de dessins aquarellés peints avec une plume trempée dans l ‘encre de l ‘humour.

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